Portraits




Portraits

Retrouvez ici, au fil des newsletters, les portraits des membres d'AIDA-IREST, leurs parcours, leurs expériences professionnelles et leurs objectifs !

 

 

 

Emmanuelle 
BREUIL-SALLES
Fondatrice de FAEME-EXP et 
Co-fondatrice d'URBAN AGORA

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Après des études en école de tourisme, j’ai poursuivi mon parcours avec une licence en Management du tourisme à La Rochelle, spécialisée en tourisme, langues et patrimoine. Mon mémoire portait sur le très célèbre, ou presque, Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et de Randonnées (PDIPR). Oui, je sais… difficile de faire plus captivant au premier abord !

Animée par l’envie de donner davantage de sens et d’impact à mes projets, j’ai ensuite intégré l’IESEG School of Management pour un MBA orienté Leadership et Sustainable Development.

Mais derrière ce parcours, il y avait aussi un rêve plus inattendu : devenir pilote de chasse dans l’armée de l’air. La vie en a décidé autrement. Avec le recul, je crois que cette envie de prendre de la hauteur, d’explorer et de découvrir de nouveaux horizons ne m’a jamais quitté. Elle s’est simplement transformée en une autre aventure : celle du tourisme, un univers où chaque rencontre et chaque destination ouvrent de nouvelles perspectives.


Quel est ton poste actuel et est-ce qu'il y a un aspect de ton travail que tu apprécies, une mission que tu apprécies particulièrement ?

Je suis aujourd’hui fondatrice de FAEME–EXP avec une équipe pluridisciplinaire et des expertises diverses ; nous accompagnons les acteurs du tourisme institutionnel, du développement durable et des relations internationales dans la définition et la mise en œuvre de leurs stratégies de développement.

Je suis également co-fondatrice d’URBAN AGORA, un projet né d’une conviction forte : les territoires ont un rôle essentiel à jouer dans les grandes transitions de demain. À travers cette aventure, nous cherchons à créer des passerelles entre collectivités, citoyens et acteurs locaux afin d’imaginer ensemble des projets plus durables, innovants et profondément humains.
 

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Sans aucun doute, mon expérience en tant que Directrice d’un Office de Tourisme et des Relations Internationales qui a marqué un tournant majeur dans mon parcours.

Développer un territoire, construire et déployer une stratégie touristique, imaginer son attractivité de demain… ce sont des défis aussi passionnants qu’inépuisables. Le tourisme est un secteur en perpétuelle évolution : il faut savoir l’observer, l’anticiper et s’adapter en permanence pour remettre les projets au bon endroit, au bon moment.

En y ajoutant la dimension internationale, on ouvre la porte à une formidable richesse d’actions, de rencontres et de projets transversaux qui ne cessent de se réinventer.

Mais au-delà des projets et des stratégies, ce sont mes expériences de direction qui m’ont toujours le plus portée. Le management a toujours occupé une place centrale dans ma vision du travail. Accompagner des équipes, révéler des compétences parfois insoupçonnées, donner envie d’oser, de créer et de grandir ensemble : c’est ce qui m’anime profondément.

Ma priorité a toujours été simple : faire en sorte que chacun arrive au travail avec le sourire et se sente bien dans ses missions. Car manager, pour moi, c’est avant tout aimer l’humain. C’est embarquer ses équipes dans de belles aventures collectives, leur donner confiance et construire, ensemble, des projets qui ont du sens.

Et peut-être parce que je crois profondément à cette vision du management, j’ai beaucoup de mal avec ces “petits chefaillons” que l’on croise de plus en plus dans le monde du travail : ceux qui pensent qu’autorité rime avec contrôle ou pouvoir. À mes yeux, ils passent à côté de l’essentiel. Un bon manager n’élève pas sa voix ou son ego, il élève les personnes qui l’entourent.


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

J’ai eu la chance de concrétiser de nombreux projets, mais je crois qu’il est essentiel de continuer à avoir des rêves et des ambitions, aussi bien professionnels que personnels. Ce serait dommage de cesser d’en avoir un jour.

Une chose est sûre : je resterai toujours passionnée par le développement des territoires, l’ouverture à l’international et, surtout, par la richesse humaine que l’on trouve dans chaque rencontre et chaque projet.


Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Des mots simples qui font la valeur de ce que l’on est : bienveillance, équité, éthique, écoute, partage, fédérer.

Pour le tourisme : observer, comprendre, construire, co-construire, transversalité.

Et enfin, je suis devenue leader de ma vie professionnelle ; devenez leader de la vĂ´tre !

Nolwenn GLATIGNY
ChargĂ©e de recrutement 

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Je suis diplômée d'une licence d'Archéologie obtenue à Paris 1 Panthéon-Sorbonne ainsi que d'un Master 2 Gestion et Valorisation Touristique du Patrimoine à l'IREST.


Quel est ton poste actuel et est-ce qu'il y a un aspect de ton travail que tu apprécies, une mission que tu apprécies particulièrement ?

J'ai travaillé jusqu'à récemment comme Chargée de recrutement dans un domaine très différent du tourisme, le BTP. Aujourd'hui, je prends le temps de réfléchir à la suite de mon parcours professionnel, avec l'envie de me rapprocher à nouveau du secteur touristique qui me tient beaucoup à cœur.

Même si cela fait quelques années que je n'évolue plus dans ce milieu, je reste fidèle à l'AIDA-IREST et aux liens que j'y ai créés.


Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Il y a quelques années, j'ai été encadrante des Volontaires du Tourisme à l'Office de Tourisme situé sur le parvis de Disneyland Paris. Nous y accueillions des visiteurs venant du monde entier, ce qui a été une expérience très enrichissante sur le plan humain.

J'ai particulièrement aimé accompagner de jeunes stagiaires, en BTS Tourisme ou en reconversion, dans la découverte des bases de l'accueil touristique. Je suis convaincue qu'un bon accueil fait toute la différence dans l'expérience d'un visiteur,
quel que soit le lieu qu'il découvre.


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Curieuse de nature, j'aime découvrir de nouvelles choses et relever de nouveaux défis. J'aimerais aujourd'hui revenir vers le secteur du tourisme, qui reste un domaine qui me passionne. Si certains membres du réseau ont envie d'échanger sur leur parcours, leurs expériences ou simplement sur le secteur, ce sera avec grand plaisir !


Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

DĂ©velopper son rĂ©seau est primordial. En tant que professionnelle des ressources humaines, je recommande de commencer Ă  le construire dès l'universitĂ© et de l'entretenir tout au long de sa carrière. LinkedIn est justement un excellent outil pour l’élaborer et/ou le consolider !

L'AIDA-IREST est également un très bon moyen de créer ces liens grâce aux nombreux échanges proposés tout au long de l'année (groupes de discussions, événements conviviaux, assemblée générale, etc.). C'est une association assez unique où la bienveillance prime, quels que soient les parcours de chacun.

Théo HUBERT
Responsable Tourisme Durable 
Ă  Paris je t'aime - Office de Tourisme

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Mon parcours se décline en 3 axes :

  • HĂ´tellerie-restauration : un cursus en lycĂ©e hĂ´telier en Sarthe (Bac + BTS), j'ai eu l'occasion de connaĂ®tre le secteur Ă  travers des expĂ©riences opĂ©rationnelles dans des Ă©tablissements de toutes gammes. Elles m'ont permis de dĂ©velopper un sens pratique et la culture de l'hospitalitĂ©.
  • Tourisme : j'ai embarquĂ© ensuite dans le monde du tourisme sur les bancs de l'IREST (Licence Pro et Master Tourisme GATH), en alternance, oĂą j'ai eu l'opportunitĂ© de dĂ©couvrir le secteur du tourisme via un enseignement pluridisciplinaire et de me professionnaliser dans des fonctions marketing dans un grand groupe hĂ´telier notamment.
  • Transitions touristiques : mon mĂ©moire Ă  l'IREST m'a permis de vivre le fameux "dĂ©clic" des personnes qui effectuent un virage pour travailler ensuite dans l'Ă©cologie. J'ai souhaitĂ© monter en compĂ©tence dans cette matière Ă  travers un Master Ă  l'UVSQ - Paris-Saclay en transitions touristiques, en alternance chez un organisateur de congrès, en tant que chargĂ© de RSE. Je me suis aussi investi citoyennement dans le militantisme, l'accompagnement d'entrepreneurs Ă  impact et chez AIDA-IREST ! 


Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

Après mes études, j'ai eu l'opportunité de rejoindre les rangs de l'ADEME, pour la gestion du Fonds Tourisme Durable. Cette expérience m'a beaucoup fait grandir et j'ai décidé de passer du national au territorial, en me disant que c'est une échelle de choix lorsqu'on souhaite faire bouger les lignes.

J'ai donc rejoint Paris je t'aime - Office de Tourisme, en qualité de Responsable Tourisme Durable, avec pour grande mission d'accompagner sur tous les aspects le changement écologique, économique et social de la destination. Difficile de choisir un axe préféré en particulier, les sujets sont variés et tous aussi passionnants !
 

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Je pense avant tout aux différents collègues que j'ai pu avoir où que j'ai actuellement, qui sont des experts dans leurs domaines, ont conscience de la situation, et qui chaque jour, acceptent de remettre en question certaines de leurs missions et de développer leur impact. Ce n'est pas tous les jours facile, mais le dialogue permet vraiment d'avancer.


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Mon projet professionnel consiste à pouvoir changer les imaginaires touristiques actuels et à peser dans la balance pour initier et accompagner les changements. Le tourisme touche aux modes de vie des gens, à leur façon de percevoir le monde, et à leur manière de se comporter avec autrui. Nous sommes beaucoup à travailler au changement de ce paradigme, mais j'ai le sentiment qu'il faut vraiment davantage porter parole, et surtout peser dans l'équation, par des résultats au-delà des constats déjà établis. Nous sommes du bon côté de l'histoire, à nous de se donner à fond ! En résumé, une histoire de collectif avant tout.

 
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Pour moi, ce serait développer la culture du bon sens, de l'apprentissage en continu et de la remise en question. Être honnête, franc, transparent. Par exemple, un bon dialogue ne peut se faire que si les deux parties se livrent mutuellement (même si elles ne sont pas alignées) et sont en capacité de questionner ce qu'on leur a inculqué, ce qu'elles pensent et ce qu'elles font. En somme, faire un pas de côté et accepter l'instabilité, même pendant un court instant. Enfin, accepter de ne pas tout savoir, et d'être ouvert soi-même à l'apprentissage en continu et au changement.
 

Gaëlle OGUER
Responsable Communication Ă  
Agir pour un Tourisme Responsable 

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

J’ai commencé par une licence en Médiation culturelle à la Sorbonne Nouvelle, avec une spécialisation en Géopolitique de l’art et Tourisme culturel. J’y ai découvert mon intérêt à la fois pour les enjeux géopolitiques et pour le tourisme, ce qui m’a confortée dans mon envie de poursuivre dans ce domaine. J’ai ensuite intégré le master Développement et Aménagement Touristique des Territoires (DATT) à l’IREST, en alternance. Cette expérience m’a permis de combiner un apprentissage théorique riche et des missions professionnelles structurantes. La qualité des enseignements m’a beaucoup marquée et m’a apporté une solide base pour la suite de mon parcours.


Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

Après deux années d’alternance au sein d’Agir pour un Tourisme Responsable grâce à l’IREST, l’association m’a proposé de poursuivre en CDI en tant que Responsable Communication. Ce que j’aime particulièrement dans mon poste, c’est la création de contenus (vidéos, visuels, publications sur les réseaux sociaux) pour sensibiliser à un tourisme plus responsable. J’apprécie de pouvoir toucher à la fois les professionnels du secteur et les voyageurs, et de contribuer à faire évoluer les pratiques.


Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

 J’ai eu la chance de piloter et d’organiser plusieurs Ă©vĂ©nements au sein d’ATR - notamment les sĂ©minaires qui sont des moments uniques - mais celui qui m’a le plus marquĂ©e reste la JournĂ©e des VĹ“ux 2024. J’en avais la responsabilitĂ© complète et l’évĂ©nement Ă©tait centrĂ© sur la question du plastique. J’ai pu prĂ©senter un guide de bonnes pratiques que j’avais co-construit avec mon alternante et une commission dĂ©diĂ©e, organiser une fresque du plastique et inviter un expert pour enrichir les Ă©changes. C’était un moment fort, Ă  la fois professionnellement et humainement.


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

J’ai beaucoup d’envies et de projets, mais celui qui me tient particulièrement à cœur serait de me lancer dans une thèse. J’aimerais travailler sur des thématiques comme la biodiversité, le lien entre écologie et luttes sociales, ou encore les transformations du tourisme face aux enjeux environnementaux. Ce serait l’occasion d’approfondir des réflexions qui me passionnent depuis plusieurs années.

 
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

J’aurais trois conseils principaux :

  1. D'abord de ne pas avoir peur d’échouer ou de changer de cap. À la sortie du master, on n’est pas censé avoir toutes les réponses. Les deux premières années de vie professionnelle sont des années de construction où il est normal d’expérimenter et parfois de revoir ses ambitions.
  2. D'allier ambition et réalisme. Un jour, un membre de l’AIDA IREST m’a dit : « Ça ne sert à rien de prévoir avec précision ce qu’on fera dans 1, 2 ou 5 ans, car en une journée tout peut changer ». Cette phrase m’accompagne encore aujourd’hui. L’essentiel est d’avoir plusieurs projets en tête : cela permet de rester adaptable face aux imprévus.
  3. De rester fidèle à ses valeurs. C’est en suivant ce qui vous anime profondément que vous trouverez un équilibre durable, autant professionnel que personnel (la santé mentale et physique sont plus qu’importante, ne les négligez jamais).

Clara KERVEVAN
Chargée d'études Stratégie, Prospective et Veille à Atout France

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Je suis diplômée d’un double master en Tourisme – Développement et Aménagement Touristiques des Territoires (DATT) entre l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’Université Complutense de Madrid.
 

Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

Je suis chargĂ©e d’études en StratĂ©gie et Prospective chez Atout France. 

Mon parcours a commencĂ© par un stage de fin de master, suite Ă  mon retour de Madrid en aoĂ»t 2022. Faute d’un emploi pĂ©renne Ă  l’issue de ce stage, je me suis tournĂ©e vers l’auto entrepreneuriat en collaborant notamment avec la Revue Espaces, puis une opportunitĂ© s’est prĂ©sentĂ©e chez Atout France avec un CDD financĂ© par le Plan Destination France, avant de dĂ©crocher un CDI il y a maintenant un an.

Un aspect de mon travail que j’apprécie le plus dans mon travail, c’est la diversité des échanges avec tous les acteurs qui gravitent autour du tourisme : territoires, cabinets d’études et de conseil, entreprises privées aux profils variés, autres opérateurs d’État, ou encore étudiants. Et les sujets abordés sont en plus variés : tourisme durable, mobilité, prospective, observation, veille internationale… ce qui est stimulant.
 

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Si je devais citer des personnes qui ont marqué mon parcours, je pense immédiatement à mes premiers employeurs et maîtres de stage : Jean-Baptiste Tréboul (Revue Espaces) et Hugo Alvarez (ex-sous-directeur de l’équipe Observation, Stratégie et Veille d’Atout France).

Avec du recul, j’ai eu la chance d’être accompagnée par des personnes toujours prêtes à partager leurs conseils et leur vision, avec une vraie volonté de me faire progresser. Deux approches du tourisme très différentes, mais complémentaires, qui m’ont énormément apporté. Je leur dois une grande partie de ma progression professionnelle de ces trois dernières années.


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Des rêves professionnels, j’en ai beaucoup… et je crois que c’est ce qui me motive au quotidien !

J’aimerais enseigner le tourisme ou intervenir auprès d’étudiants pour partager mon expérience. J’essaie déjà d’y contribuer en répondant aux sollicitations sur des mémoires, des questions d’orientation ou en témoignant dans des établissements. Quand j’étais étudiante, j’appréciais beaucoup ces échanges, alors j’ai à cœur de transmettre à mon tour.

Et si je devais citer un rĂŞve plus lointain, ce serait de revenir un jour dans la rĂ©gion nantaise, dont je suis originaire, et pourquoi pas prendre la direction d’une structure touristique. 

 
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Si je devais donner un conseil à celles et ceux qui se lancent dans ce métier, ce serait de ne pas négliger son réseau professionnel. Le tourisme est un petit monde, et travailler en silo n’est jamais la meilleure approche. Nous avançons tous dans la même direction : faire rayonner le secteur. Alors autant se soutenir et créer des connexions, car c’est souvent grâce à ces échanges que naissent les plus beaux projets !

Thibaut MULLER
Chargé de mission Ingénierie Territoriale et Itinérance Touristique à Moselle Attractivité

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

J’ai d’abord obtenu une licence en GĂ©ographie et AmĂ©nagement, parcours Tourisme et DĂ©veloppement, rĂ©alisĂ© Ă  l’Institut SupĂ©rieur du Tourisme de l’HĂ´tellerie et de l’Alimentation de l’UniversitĂ© Toulouse Jean Jaurès. Pour mon Master, j’ai intĂ©grĂ© l’IREST et me suis spĂ©cialisĂ© en DĂ©veloppement et AmĂ©nagement Touristique des Territoires. Ce choix s’était imposĂ© naturellement, car c'Ă©tait dans la continuitĂ© de mon parcours universitaire et j’ai toujours Ă©tĂ© passionnĂ© par les dynamiques territoriales et les enjeux variĂ©s qui les façonnent. En jetant un regard dans le rĂ©tro, je suis très satisfait d'avoir eu l'opportunitĂ© de rĂ©aliser mon Master Ă  l'IREST, autant pour la qualitĂ© des enseignements que pour l'image très positive associĂ©e Ă  l'institut. 


Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

J’ai rejoint Moselle AttractivitĂ© en tant que chargĂ© de mission IngĂ©nierie Territoriale et ItinĂ©rance Touristique en septembre 2024, après avoir rĂ©pondu Ă  une offre d’emploi directement publiĂ©e sur le site de l'agence. 

Ce poste correspondait parfaitement à mon parcours et à mes aspirations. Ce que j’apprécie le plus, c’est le rôle de conseil auprès des collectivités territoriales et des porteurs de projets. Les accompagner dans la définition de leurs stratégies et le développement de leurs projets me permet d’apporter une expertise adaptée à chaque situation. Chaque mission sont uniques donc les analyses et recommandations varient constamment.

J’aime particulièrement la diversité des sujets traités, de la définition d’une stratégie territoriale à la mise en place d’un projet de randonnée, en passant par l’élaboration d’un diagnostic pour le développement d’un hébergement touristique ou encore la conception d’un parcours de visite innovant. Cette diversité est très stimulante.
 

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Je pense qu’il y en a plusieurs points marquants et c’est important de soigner le relationnel dans un secteur relativement petit oĂą tout le monde se connait, surtout dans le tourisme institutionnel. 

Ma première expérience en Office de Tourisme, pendant mes études, a été déterminante. Elle a confirmé mon envie de travailler dans le développement territorial et local, et j’ai eu la chance d’évoluer au sein d’une équipe dynamique et engagée.

Mon parcours Ă  l’IREST a aussi Ă©tĂ© un tournant. Grâce Ă  mon Master 2 rĂ©alisĂ© en alternance au CRT Paris ĂŽle-de-France, j’ai pu enchaĂ®ner avec un CDD puis un CDI. Cette expĂ©rience a Ă©tĂ© un vĂ©ritable tremplin, me permettant de monter en compĂ©tences et d’intĂ©grer CĂ´te d’Azur France Tourisme, Ă  Nice, puis dĂ©sormais Moselle AttractivitĂ©, Ă  Metz. 


Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Je souhaite me spĂ©cialiser davantage dans l’accompagnement de la maitrise d’ouvrage pour limiter l’impact environnemental des projets touristiques. L’ingĂ©nierie territoriale offre une approche concrète pour intĂ©grer ces enjeux dès la conception des projets. Dans mes fonctions prĂ©cĂ©dentes, j’avais parfois l’impression de manquer d’opĂ©rationnalitĂ© en assurant la promotion d’un tourisme responsable sans pouvoir agir pleinement sur sa mise en Ĺ“uvre. 

J’aspire Ă  des responsabilitĂ©s stratĂ©giques, que ce soit au sein d’une agence d’attractivitĂ©, d’une agence d’urbanisme ou d’une agence technique, toujours avec l’ingĂ©nierie  comme fil conducteur.

Parallèlement, j'ai toujours rĂŞvĂ© d'ĂŞtre directeur d'un Ă©tablissement hĂ´telier mĂŞme si c'est plus Ă©loignĂ© de mon profil. Je pense que ça restera un rĂŞve ! 

 
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Il est essentiel de ne pas sous-estimer l’impact du politique dans les structures institutionnelles du tourisme. On est souvent peu préparé à la complexité des jeux d’acteurs, et cela peut être déstabilisant au début. Certains projets peuvent être bloqués, ce qui peut sembler frustrant, mais c’est aussi un défi passionnant. Savoir faire preuve de pédagogie et défendre son expertise sont des compétences clés pour avancer dans ce secteur.

Alex GAILLARD
Responsable du service développement touristique et réservations au Château de Chantilly

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Hypokhagne suivi d'une licence de gĂ©ographie et amĂ©nagement du territoire Ă  Paris 4, dont un an en erasmus Ă  l'universitĂ© de Bonn en Allemagne. J'ai effectuĂ© le Master DĂ©veloppement et AmĂ©nagement Touristique des Territoires Ă  l'IREST avec une annĂ©e de cĂ©sure entre le Master 1 et 2. 

Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

Le rĂ©seau ! Quand je travaillais au Centre des monuments nationaux (CMN), en tant que chargĂ© de dĂ©veloppement, j'ai eu la chance de rencontrer plusieurs partenaires travaillant dans des musĂ©es ou châteaux situĂ©s en ĂŽle-de-France ou Ă  proximitĂ©, dont l'ancien responsable du dĂ©veloppement touristique du château de Chantilly qui a Ă©tĂ© promu au poste de directeur du dĂ©veloppement et marketing. Il recherchait donc son remplaçant et j'ai Ă©tĂ© recrutĂ© ! 

J'ai la chance, avec ce nouveau poste, d'avoir Ă©largi mes compĂ©tences dans plusieurs domaines : le dĂ©veloppement touristique international, la gestion de plusieurs concessions (restauration, mobilitĂ©s...) et le management d'une Ă©quipe ! 

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore l'histoire ! L'organisation d'un café tourisme AIDA-IREST avec, à l'époque, deux chargés de développement touristique du CMN a changé ma vie. Le premier quittait son poste pour créer son entreprise, et j'ai eu la chance de le remplacer. Le second rejoignait le château de Chantilly en tant que responsable du développement touristique. La boucle est bouclée avec la précédente question !).
 
Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Je me spĂ©cialise globalement sur le dĂ©veloppement touristique et des ressources propres de monuments/musĂ©es. Mon objectif a moyen voire long terme serait de devenir directeur/administrateur d'un site en ĂŽle-de-France ! 
 
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Je rencontre souvent des étudiants/anciens étudiants qui idéalisent beaucoup le travail en développement touristique dans un musée/monuments et confondent souvent avec les métiers de la médiation culturelle/de la conservation du patrimoine. Attention donc, j'ai un métier de commercial qui consiste à vendre des offres packagées, suivre des ventes auprès des professionnels, négocier des redevances pour les concessionnaires et rédiger des conventions ! Mais ça reste très plaisant de travailler dans un environnement comme le domaine de Chantilly !

Camille MEYER
Chargée de location d'espaces et diversification à la Monnaie de Paris

Quel a Ă©tĂ© ton parcours de formation ? 

Pour comprendre mon parcours de formation, il faut déjà savoir que j'ai grandi en Alsace, ce qui m'a donné l'opportunité d'intégrer des classes bilingues allemand depuis la maternelle jusqu'à l'ABIBAC. Pour la suite de mes études, une fois que je m'étais décidée à une formation dans le domaine du tourisme, j'ai cherché celles qui me permettraient de poursuivre dans une filière en franco-allemand.

Ces différents critères m'ont mené à intégrer la formation TECH2TOUR, un double diplôme réalisé entre l'IUT de Colmar et la Jade Hochschule de Wilhelmshaven. J'ai ainsi réalisé deux ans d'études en France pour obtenir un DUT Techniques de Commercialisation avec une orientation tourisme, puis un an en Allemagne pour y obtenir un Bachelor of Arts, l'équivalent d'une licence française. Armée de ces différents diplômes, j'ai postulé à divers masters dont le master Développement et Aménagement Touristique des Territoires de l'IREST où j'ai été acceptée. J'ai intégré la promotion de 2019.

Comment as-tu trouvé ton emploi actuel et est-ce qu’il y a un aspect de ton travail, une mission que tu apprécies particulièrement ?

J'ai trouvĂ© mon emploi actuel en grande partie grâce Ă  l'alternance effectuĂ©e en Master 2 Ă  l'IREST. En effet, j'ai rĂ©alisĂ© mon alternance Ă  la Monnaie de Paris et après plusieurs autres emplois post-Ă©tudes, je suis de retour depuis avril 2024 dans cet Ă©tablissement que j'ai appris Ă  aimer. 

Mon alternance a Ă©tĂ© une expĂ©rience très enrichissante, tant par les missions rĂ©alisĂ©es que par les personnes que j’y ai rencontrĂ©es. J'ai ensuite eu l'opportunitĂ© de retourner travailler Ă  la Monnaie de Paris pour un contrat de 6 mois qui m'a permis de dĂ©velopper de nouvelles compĂ©tences. 

Par la suite j'ai été responsable adjointe d'une épicerie-fine traiteur d'une cheffe étoilée, un univers totalement nouveau mais très enrichissant. L'envie de retourner dans le domaine muséal et culturel m'a mené à travailler un an au Muséum National d'Histoire Naturelle avant d'apprendre qu'une place se libérait à la Monnaie de Paris pour y faire mon grand retour sur des missions diversifiées de location d'espaces et mécénat.

Bien que mon parcours ait été marqué par plusieurs allers-retours et changements de postes, je peux affirmer que toutes ces expériences m'ont enrichie. Aujourd'hui, je suis très satisfaite de mon parcours et de mon poste actuel. Ce que j'apprécie le plus à la Monnaie de Paris c'est l'opportunité d'innover, de penser autrement, de développer des projets en tout genre et d'avoir une proximité avec toutes les équipes de la direction culturelle. Cette collaboration me permet de voir concrètement l’impact des fonds générés par les locations d'espaces et le mécénat qui permettent de financer toute la programmation culturelle de la Monnaie de Paris sans subvention d'aucun ministère.

Est-ce qu’il y a une expérience, une rencontre ou un projet qui a marqué ton parcours professionnel ?

J'ai eu la chance d'effectuer de nombreux stages, chacun m'ayant marquée par les rencontres enrichissantes que j'y ai faites. Toutefois, je pense pouvoir dire que la Monnaie de Paris est l'expérience la plus marquante par la diversité des missions mais aussi par l'ambiance de travail et la solidarité entre collègues que je n'ai pour le moment pas retrouvé ailleurs. J'apprécie l'interaction très forte entre tous les services de la direction culturelle qui nous donne la possibilité de comprendre les métiers et missions de chacun tout en travaillant ensemble au rayonnement de l'établissement. Le dynamise de l'équipe et la programmation culturelle sans cesse renouvelée me motivent énormément.

Est-ce qu'il y a un projet ou un rêve professionnel que tu aimerais concrétiser ?

Lorsque j'ai décidé d'étudier dans le domaine du tourisme c'était avec l'objectif de devenir directrice d'office du tourisme ou dans un poste équivalent dans un ADT/CRT. Cette idée reste présente et, bien que mon poste actuel me plaise énormément, j'aimerais à terme quitter Paris et travailler au développement d'une région ou d'une ville française pour faire vivre notre très riche patrimoine.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un souhaitant suivre un parcours similaire ? / Que penses-tu qu'il faille éviter ou ne pas négliger lorsqu'on débute dans ce métier ?

Honnêtement, j'aurais du mal à donner un conseil précis, car je pense qu'un parcours se construit au fil des rencontres et des opportunités. Cependant, je trouve essentiel de dialoguer avec ses professeurs, ses tuteurs de stage et les professionnels de son entourage. Cela permet non seulement de mieux comprendre leurs parcours, mais aussi de se constituer un réseau et de recueillir des informations précieuses sur les nombreux métiers du tourisme.

D'après mon expérience, tous les parcours professionnels sont différents et peuvent mener à divers métiers. Le plus important est d'avoir une vision globale du secteur, de s'informer régulièrement sur les actualités et prendre du plaisir dans ce que l'on fait.

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